Votations du 26 septembre 2004

OUI au congé maternité fédéral

 

Le Parlement a adopté, en octobre 2003, la modification de la loi sur les allocations perte de gain (LAPG), qui prévoit l’intro-duction d’un congé maternité payé à 80%, dans toute la Suisse. Or, l’Union Démocratique du Centre (UDC) a lancé un référendum contre cette loi, si bien que le peuple suisse sera invité à se rendre aux urnes le 26 septembre 2004.

Principaux éléments du projet de loi:

En cotisant à l’AVS, l’ensemble des salarié-e-s de notre pays alimentent les caisses des APG. Jusqu’à ce jour, la LAPG sert uniquement à financer les allocations pour perte de gain versées aux militaires, aux personnes effectuant un service civil ou de protection civile. Elle comporte désormais un volet supplémentaire, celui de la maternité. Les femmes professionnellement actives ont cotisé aux APG depuis son introduction en 1953.

Le projet, tel qu’il a été approuvé par le Parlement, est très modeste: 14 semaines avec un salaire payé à hauteur de 80%, sans aucune garantie de paiement en cas d'adoption.

Pourquoi dire clairement OUI au congé maternité?

La révision de la loi sur les APG permettrait d’introduire, pour la première fois, un congé maternité fédéral et de lui donner un cadre légal. Elle améliorerait également de façon concrète la situation des femmes qui exercent une activité lucrative. Actuellement, trois femmes sur quatre ont une activité professionnelle, par choix ou par nécessité.

Avec l’introduction du congé maternité fédéral, toutes les mères qui exercent une activité lucrative pourraient être traitées sur un pied d’égalité. Actuellement, le droit des femmes à bénéficier d’un congé maternité dépend du bon vouloir de l’employeur, du secteur d’activité, du lieu de résidence, etc., et oscille entre 0 et 20 semaines. Une femme qui travaille dans une branche offrant de bonnes conditions d’emploi peut prétendre à un congé maternité de 16 semaines, voire 20, payé à 100%. Les femmes domiciliées et travaillant dans le canton de Genève, touchent le 80% de leur salaire durant 16 semaines.

La modification de la LAPG élimine une discrimination à l'égard des femmes. Indépendamment des années de service, de la branche et du lieu de résidence, le congé maternité est de 14 semaines au minimum pour chaque femme. Le congé maternité n'empiétera plus sur les jours de vacances ou de maladie, comme dans certains cas particuliers.

Le paiement du salaire durant 14 semaines est garanti. Les contrats entre partenaires sociaux prévoyant des meilleures conditions resteront valables et la loi prévoît explicitement que les législations cantonales plus généreuses puissent être maintenues.

L'introduction d'un congé maternité réglémenté et payé est une question de principe. Le mandat constitutionnel existe depuis 1945. Plusieurs tentatives allant dans ce sens ont échoué jusqu'ici. N'oublions pas que la majorité de nos voisins bénéficient, en plus d'un congé maternité de 14 semaines au minimum, d'un congé parental ou d'éducation. En introduisant un congé maternité fédéral, la Suisse remplit ses obligations internationales. Certains accords conclus avec l'UE et l'ONU prévoient l'octroi de congés maternité payés.

Nous traversons une période de régression. Pourtant, ces dernières années, les droits des femmes ont prévalu dans plusieurs votations importantes (le régime du délai, le rejet de l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes). Il s'agit à présent de faire triompher le congé maternité !

C'est un référendum: chaque voix compte!

Brochure "La campagne pour l'Assurance maternité & le mouvement féministe":